• 12670 visits
  • 36 articles
  • 0 hearts
  • 2480 comments

CHANGEMENT DE BLOG ! 26/10/2013

J'en ai eu marre de Skyblog, pour diverses raisons, et j'ai donc décidé de continuer sur blogspot. Je laisse les chroniques ici, je viens de temps en temps pour répondre à des commentaires et envoyer des newsletters, mais je ne poste plus d'articles.

 






Pour s'inscrire à la Newsletter, c'est ici :

 

La Ligne verte, Stephen King 27/02/2013


Éditions : Le Livre de Poche
506 pages
 
Quatrième de couverture :

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 1930, entreprend d'écrire ces mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey - ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes - qui défraya la chronique en 1932. La Ligne verte décrit un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème.
Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.
Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l'horreur, terriblement efficace et dérangeant.
 
Mon avis :

La Ligne verte est écrit sous la forme d'un roman-feuilleton, mais l'édition que j'ai se trouve être la version intégrale, largement plus répandue aujourd'hui. Mais, au départ, le livre était constitué de 6 épisodes publiés séparément. Lorsqu'on a proposé à Stephen King d'écrire un roman-feuilleton, il a tout de suite été séduit par cette idée, et a voulu relever ce challenge, comme il l'explique dans la préface. 
J'étais impatiente de découvrir cette ½uvre, et je me suis dit que c'était l'occasion, avec deux challenges auxquels je participe qui sont le Big Challenge Livraddict 2013 et le Challenge Stephen King 2013.
En effet, bien que j'ai entendu parler de cette histoire des tonnes de fois, avec toujours des critiques très positives, je n'avais jamais lu ce livre, et même jamais vu l'adaptation cinématographique. Je l'ai donc acheté il y a quelques temps, en me promettant de m'y mettre dès que possible.
 
Hormis le fait qu'il ait été publié sous forme de roman-feuilleton, ce livre est très différent de ce que l'auteur peut écrire habituellement. Ce n'est pas un livre d'horreur, bien qu'il n'en reste pas un roman plutôt noir contenant plusieurs touches de fantastique. Et, malgré ces aspects différents, Stephen King s'en sort parfaitement bien. Certes, le roman est plutôt lent, et contient assez peu d'action. Parfois, nous sommes coupés dans le récit pour retrouver Paul Edgecombe dans le présent, écrivant ses mémoires dans une maison de retraite. Malgré ça, je ne me suis vraiment pas ennuyée. Les personnages sont tous très différents, certains sont détestables comme Percy Wetmore, ou Wharton, qui a vraiment un fond méchant, qui est imprévisible et dangereux ; mais il y a aussi des personnages très attachants. Je me suis attachée au personnage de Delacroix, malgré les raisons qui l'ont amené à la mort, car, en le voyant s'amuser et aimer Mister Jingles, je n'ai pas pu m'empêcher d'être émue par ce personnage-là. Et puis, évidemment, par Caffey.
 
Le côté surnaturel est très bien instauré dans l'histoire. Il n'en a pas fait trop, et le tout s'accorde parfaitement avec l'histoire. Même, c'est un des points essentiels, sans lequel le roman n'aurait pas lieu d'être. Mais, même si le livre n'est en rien un livre d'horreur, il y a plusieurs détails qui rendent parfois la lecture assez dure. En parallèle, le roman nous offre une critique de la société des années 30, avec la ségrégation raciale. Caffey est Noir, il est donc incontestable qu'il ait coupable, c'est lui, point final. Stephen King semble également dénoncer une certaine maltraitance qui peut parfois avoir lieu dans certaines maisons de retraite, puisqu'on y voit Paul Edgecombe devenu vieux et harcelé par un des employés, qui le malmène. Bien sûr, l'auteur nous fait également réfléchir sur la peine capitale et les conséquences qu'elles peuvent avoir sur les condamnés. Il pose un véritable cas de conscience, et il n'est pas difficile de se mettre à la place des personnages, en imaginant leur impuissance et leur indignation face à tout ça.
 
Ce livre est un concentré d'émotions auxquelles je n'ai pas échappées, bien que je n'ai pas versé une seule larme, ce qui est d'ailleurs plutôt étonnant car je suis quelqu'un de très émotive. Cependant, il m'a prise aux tripes. Je sentais mon c½ur se serrer par moments, et bondir dans ma poitrine par d'autres. Il ne m'a pas laissée indifférente, loin de là.
 
Autour du livre :

* Lors de la sortie du roman en six parties, il a eu un tel succès que Stephen King s'est retrouvé huit fois à la liste des best-sellers, avec les six épisodes de La Ligne verte, et deux autres romans, Désolation et Les Régulateurs.
* Le livre a été adapté au cinéma en 1999, avec à l'affiche les acteurs Tom Hanks et Michael Clarke Duncan (décédé depuis peu). 

Tags : La Ligne verte - Stephen King - Fantastique - Coup de coeur

Shutter Island, Dennis Lehane 09/03/2013

Éditions : Rivages
393 pages
 
Quatrième de couverture :

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique pour assassins. Le Marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés par les autorités de cette prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. Comment a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme ? Progressivement, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité.

Mon avis :

S'il y a bien une chose que je regrette, c'est d'avoir vu le film avant de lire le livre, parce que je connaissais déjà la fin de l'histoire. Ma lecture en a donc été un peu gâchée, étant donné que tout repose sur cette fin, justement ! Cependant, le fait d'avoir vu le film avant ne m'a pas empêchée d'apprécier cette lecture. Ainsi, j'ai pu plus facilement décortiquer l'histoire, en faisant attention à des petits détails que je n'avais pas vus dans le film, et qui auraient pu me mettre la puce à l'oreille.
 
Lorsque j'ai regardé le film, je suis plus ou moins devenue parano, comme Teddy, qui ne sait plus très bien à qui se fier. Cette inquiétude est très présente dans le livre également, mais je ne l'ai pas ressentie de la même façon, du coup. Malgré tout, j'avais hâte de lire la suite pour faire la comparaison entre le roman et l'adaptation, et j'ai vraiment aimé ce roman ! Sur cette île, tout le monde est étrange, que ce soit les patients, la direction ou le personnel. Même les deux marshals sont étranges, et on se pose pas mal de questions sur eux, tout le long du roman. Contrairement au film, nous avons plus de détails sur le passé de Teddy, sur sa femme, sur sa vie d'avant...
 
Cependant, le personnage de Teddy apparaît comme quelqu'un de tourmenté. Il a perdu sa femme, tué par le propriétaire de leur immeuble, Laeddis, qu'il soupçonne être le fameux "soixante-septième patient". Il cherche cet homme, et ne cesse de penser à son amour perdu, qui apparaît dans ses pensées. Et puis, Teddy est revenu de la guerre avec de très mauvais souvenirs. Alors, forcément, on s'interroge beaucoup plus que devant le film. Ceci dit, je ne critique en rien cette adaptation ! Je la trouve vraiment bien réussie, et très fidèle au roman, ce qui est une chose plutôt rare. La première fois que j'ai vu le film, j'ai été époustouflée ! Je ne savais pas encore qu'il existait un livre, sinon, je l'aurais lu avant.
 
L'ambiance dans le livre et dans le film est semblable : elle est angoissante, oppressante... Après tout, il s'agit d'un hôpital psychatrique pour fous dangereux, situé sur île ! Il n'y a pas beaucoup d'action, mais je ne me suis pas du tout ennuyée ! L'intrigue est bien ficelée, et on cherche à la démêler. Le lecteur se demande qui est le soixante-septième patient, et s'il existe vraiment. On cherche à savoir ce qui se passe sur cette île, ce qui ne tourne pas rond... On ne sait pas bien qui ment, qui dit la vérité, ou bien qui est fou et qui ne l'est pas. Quant à la fin, elle est tout simplement surprenante ! C'est un véritable retournement de situation auquel on ne peut pas s'attendre ! Cette lecture n'est pas un coup de c½ur, mais ça aurait pu le devenir si je n'avais pas connu l'histoire avant. 
 
Autour du livre :

* Le livre a été adapté en film par Martin Corsese, et le personnage principal est incarné par Leonardo Di Caprio.
* Le livre a été également adapté en bande-dessinée par Christian De Metter. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la lire, mais je l'emprunterais à la médiathèque, un jour, pour vous donner mon avis.

Tags : Shutter Island - Dennis Lehane - Thriller

Tag où je me livre... 20/03/2013

Règles du tag :

Poster les règles du Tag sur sa page.
Répondre aux onze questions posées et en créer onze autres pour les personnes taguées.
Taguer onze personnes et faire un lien sur leurs blogs.
Prévenir les onze personnes qu'on a tagué.
Ne pas taguer les nouveaux.

Les questions par lemondedespatchounes :

1.Ça te fais quoi que je t'ai tagué ?
Je suis contente, je n'avais jamais été taguée !

2. Tes phobies ?
Oh mais... j'ai peur de tout !! Longtemps, j'avais peur des araignées, une véritable phobie, que j'ai réussi à surmonter. Puis, des gros chiens (il y avait deux rottweillers, juste en face de chez moi, j'osais à peine sortir !) et c'est vrai que j'en ai toujours peur, mais bon, j'me soigne. Je déteste la foule, aussi. C'est simple, je ne pourrais supporter d'être à un concert de Justin Bieber (peut-être aussi parce que j'aime pas sa musique, mais bon).

3. Ta saga favorite ?
Je lis très peu de sagas, et, de toute façon, le livre de ma vie, la saga de ma vie, c'est Harry Potter !

4.Le film que tu attend avec impatience de voir au cinéma?
Mmh, je ne suis pas hyper branchée ciné, j'en ai pas particulièrement. Ah si ! Pleure en Silence !! Mais bon, je rêve pas, il ne sortira JAMAIS. Donc, disons Monstre et cie 2 (hihi, j'adore !)

5. Plutôt chien ou chat ?
Ah, chien, sans hésitations !

6.Chocolat ou caramel ?
Ahhhhhhh, méga-dur ! Tout dépend quel chocolat, car je suis fan des Kinder, Milka et du Nutella maaaaaaaaaais j'adore le caramel au beurre salé (je ne suis pas Bretonne pour rien !)
 
7. Le genre de livre que tu lis le plus ?
Tout dépend, il n'y a pas vraiment de genre. Je lis beaucoup de livres contemporains, et j'aime bien les thriller, le fantastique et l'historique.

8. Le super pouvoir que tu souhaite avoir ?
Lire dans les pensées des gens ou figer le temps (CHARMED !)

9. Ta citation préférée ?
"Parfois, je regarde la télé toute la journée, c'est chiant. Mais quand je l'allume, c'est pire..." qui me fait beaucoup rire, mais celle qui me ressemble vraiment serait "Vous riez de moi parce que je suis différent, mais moi je ris de vous parce que vous êtes tous les mêmes".

10. As tu un porte-bonheur ?
Non, mais mon petit ami m'a offert un bracelet avec un véritable trèfle à quatre feuilles. Seulement, je ne crois pas vraiment au porte-bonheur, même s'il y a des bijoux que j'aime porter, parce qu'ils ont une certaine signification pour moi.

11. Ton conte de fée favori ?
J'ai toujours aimé Peter Pan, mais je n'ai vu que l'adaptation Disney, et je ne sais pas si c'est considéré comme un conte de fée.

Mes questions :

1) Quel est ton film préféré ?
2) Tu préfères acheter ou emprunter des livres ?
3) Que penses-tu de cet engouement autour de la bit-lit ?
4) Quel genre de livres lisais-tu quand tu étais jeune ?
5) Quel métier veux-tu exercer ?
6) As-tu un toc ?
7) Es-tu un acheteur compulsif de livres ?
8) As-tu pour habitude de trimballer tes livres ?
9) Qu'est-ce qui te mets hors de toi ?
10) Tu es plutôt sucré ou salé ?
11) Quelle musique écoutes-tu en boucle ?

Je tague : lebaldeslivresfous, diary-of-book-reader, auboulevardlitteraire, livre-esse, x-ipso-facto, book-worm, wanderlus-t, diabline-mangaandcie, labibliokate, surmatabledenuittutrouveras, x-livres-passion-x

Tags : Tag où je me livre...

Germinal, Emile Zola 21/03/2013

Éditions : Le Livre de Poche
607 pages
 
Quatrième de couverture :

Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable " J'accuse " contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche sur l'espoir d'un monde nouveau lorsque le héros, Etienne Lantier, quittant la mine " en soldat raisonneur de la révolution ", sent naître autour de lui une " armée noire, vengeresse... dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ". Germinal marque l'éveil du monde du travail à la conscience de ses droits et c'est au cri sans cesse repris de " Germinal ! Germinal ! " que la délégation des mineurs de Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris.
 
 
Mon avis :

Je ne suis pas du tout habituée à lire des classiques, et je me suis lancée avec Germinal. Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de me lancer dans un classique, parce que le livre est plutôt long, mais je tenais absolument à lire celui-ci, dont j'avais entendu parler tellement de fois. J'étais vraiment intriguée.
Dans cette histoire, nous suivons donc les terribles conditions dans lesquelles vivent les mineurs. J'ai été profondément touchée par la famille Maheu, qui vit dans ce malheur depuis des générations, et qui, malgré le travail acharné, peine à nourrir toute la famille. Lorsqu'Etienne arrive, il semble décider à faire changer les choses. C'est un personnage très contradictoire, qui, d'un côté, veut aider les mineurs, puis se retrouve ensuite dégoûté par leur comportement, leur brusquerie.
 
Les mineurs demandent une petite augmentation de salaire, et se révoltent parce qu'on leur diminue. Ils n'ont presque plus de quoi vivre, et, lorsque la révolte débute, ils se retrouvent peu à peu sans rien, obligés de vendre leurs biens pour pouvoir se nourrir. La façon dont ils vivaient - et vivent pendant la révolte - est particulièrement horrible, choquante. Elle nous donne envie, à nous aussi, de nous révolter à notre tour ! Malgré tout, il n'y a pas d'un côté les "gentils" et de l'autre les "méchants", non. Le point de vue de Zola est subjectif, il nous donne des informations, expliquant la façon dont les choses se déroulent, c'est tout. Dans les deux camps, il y a des personnes horribles. J'ai été très émue par certains décès de personnages, pour lesquels je ressentais de l'attachement. La famille Maheu a particulièrement souffert de cette révolte, et ça m'a vraiment peinée. Puis, il y a d'autres morts qui ne m'ont pas touchée vraiment, et d'autres qui m'ont tout simplement dégoûtée. Je n'en dis pas plus, pour ne pas trop dévoiler le roman.
 
On m'avait prévenue que l'écriture de Zola pouvait être lourde à la fin, parce qu'il y a énormément de descriptions. C'est vrai que, par moments, je lâchais un peu le livre. J'ai mis énormément de temps à le lire mais, malgré tout, je ne regrette pas cette lecture.
Malheureusement, je ne sais pas vraiment quoi dire de ce livre, puisque j'ai mit du temps à le lire. Et, pour le coup, il est vraiment très difficile pour moi de vous donner un avis, que ce soit sur le style d'écriture, les personnages, ou le roman en lui-même. Je conclurais donc ce texte en disant qu'il nous fait réaliser à nous à quel point la vie était difficile à cette époque. J'aimerais beaucoup voir le film dont j'ai entendu que du bien, j'espère que j'en aurais l'occasion bientôt.
 
Autour du livre :

* Aux obsèques de Zola, c'est "Germinal, Germinal..." que scandait une foule immense.
* Le mois de germinal était le 7ème mois du calendrier républicain français, et tirait son nom de "la fermentation et du développement de la sève" de mars à avril. Il correspond au début du printemps et donc à la renaissance du monde.
* Il a connu plusieurs adaptations cinématographiques, dont celle de Claude Berri en 1993, avec Renaud, Miou-Miou, Gérard Depardieu.

Tags : Germinal - Emile Zola - Classique